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Cette autobiographie a été complétée et annotée en 2025 par le Professeur Paul Fenton en guise d'introduction à l'ouvrage
Mélanges de philosophie et de mystique juives offerts à Roland Goetschel,
où elle a paru sous le titre : "Jalons d'un parcours" ou Roland Goetschel par lui-même (l'ouvrage a été édité après le décès de R. Goetschel).
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Je suis né le 18 septembre 1930 à Strasbourg. Mes parents s'étaient mariés en 1924. Mon père Albert Goetschel était né à Hegenheim (Haut Rhin) le 18 Février 1889 (1), et ma mère Mathilde Lang était née à Stotzheim (Bas Rhin) le 30 Octobre 1891. Il en résulte que je suis considéré par les plaisantins comme un 67 et demi !
Pressé de voir ce monde, je naquis au septième mois et l'on me mit en couveuse à la clinique Adassah. Sorti de là, je rejoignis le domicile de mes parents à Schiltigheim,13 rue de Saverne. Mon père avait créé dans cette banlieue, son magasin de bonneterie, tissus, mercerie après avoir tiré sa révérence au Magmod ou il avait atteint la position de chef de rayon ! De l'époque de Shillick (2), j'ai conservé deux souvenirs. Un glorieux : le costume de marin que je portais fièrement. L'autre scolaire : le jeudi après-midi, nous nous amusions mes camarades et moi à coincer les sonnettes avec des allumettes, et voilà que, patatra, un beau jour, nous sonnons, inconscients, à l'appartement de notre maîtresse qui nous avait aperçus ! Je vous laisse deviner ce que fut le lendemain en classe, où nous nous sommes assis tout penauds, munis de nos bonnets d'âne et dûment chapitrés par notre maîtresse.
En1938, la famille déménagea à Strasbourg, dans un nouvel immeuble, 32 rue des Francs-Bourgeois. Je commençai alors ma scolarité au petit cours du Lycée Fustel de Coulanges. Le souvenir qui m'en reste est celui de l'institutrice, une femme belle, débordant d'énergie. Un jour, elle nous raconta que la Marseillaise avait vu le jour à Strasbourg, mais qu'à cause des volontaires marseillais qui l'avaient amenée à Paris, on lui donna le nom de Marseillaise. Je ne me remis jamais de ce qui aurait dû s'appeler la Strasbourgeoise !
Côté juif, on était dans la moyenne de juifs d'Alsace issus des campagnes et venus en ville : Qiddush le vendredi soir, Seder à Pessah, magasin clos à Rosh ha-Shana et à Kippour. On m'envoya au Talmud Torah apprendre les rudiments du judaïsme. Cependant, un miracle se produisit quand nous arrivâmes à Strasbourg : je trouvai le chemin pour aller au Centre de la jeunesse juive ( Merkaz ha-Noar) qui se trouvait alors au 29 de la rue Oberlin, créé par la Communauté, et dirigée admirablement par Léo Cohn za"l. Je fis partie d'un mouvement de jeunesse intitulé "Jeunesse Juive de Strasbourg" fondé par le rabbin Deutsch. C'est là que j'ai acquis mes premières notion de sionisme : je me souviens d'un carnet où je traçais la carte d'Erets Israël, avec le lac de Tibériade, la Mer Rouge, entre les deux le Jourdain qui me semblait un fleuve majestueux, et bien sûr Jérusalem Tel-Aviv et Haiffa sur le pont duquel, dansaient des crocodiles, comme dit la chanson .
Puis ce fut la guerre et l'exil à Brive-la-Gaillarde (Corrèze).Là, je suis allé au Collège Cabanis où enseignait André Neher en tant que professeur d'allemand avant qu'il n'en soit expulsé par le statut des Juifs en octobre 1940. J'y poursuivis ma scolarité jusqu'en septembre 1943. Brive, où les deux branches de ma famille s'étaient réfugiées, comptait alors un nombre impressionnant de juifs venus de ce qui allait se nommer la zone occupée. La communauté était dirigée par le Rabbin David Feuerweker (3) et c'est là que je fit ma bar-mitswah en septembre 1943. Là aussi, je fus proprement socialisé par les E.I.F.(Éclaireurs Israélites de France) d'abord comme louveteau, puis à la troupe (4).
Cela dura jusqu'en 1942, date de la dissolution du mouvement par le gouvernement de Vichy. Le mouvement devint clandestin, les chefs rejoignirent la "Sixième", la plupart d'entre eux y laissèrent leur vie, soit déportés, soit fusillés .
Pour ma part, grâce à des paysans-cheminots résistants, les Azais (ils faisaient partie d'un réseau qui s'occupait des parachutistes anglais), me cachèrent chez des cousins, dans une ferme située prés de Gramat (Lot) où je gardais un troupeau de chèvres tout en rédigeant mes devoirs à l'adresse de L'École Universelle Mes parents me rejoignirent quelques jours avant Pessah, fuyant la Gestapo qui avait arrêtée ma tante Camille qui se trouvait à la maison, ce jour et à cette heure là ! Son fils, Constant, parti aux chantiers de jeunesse, fut fusillé au bord d'une route de la Dordogne, à la même époque. Les paysans, qui me tenaient pour un petit lorrain tuberculeux , venu se refaire des poumons, comprirent que nous étions juifs et nous mirent à la porte .
Mon père alla voir le maire de Gramat et celui-ci mit à notre disposition la maison du cantonnier, où nous espérions habiter en paix jusqu'au débarquement que l'on annonçait proche. Pour ma part, je le prédisais pour Lag be Omer qui tombait cette année le 11avril. Ce matin-là mon père, comme les autres jours, quitta la maison pour chercher du lait frais dans une ferme du voisinage ; tout d'un coup la porte de la maison fut enfoncée, et deux SS surgirent, baïonnette au canon en demandant à ma mère : "mann","mann", ma mère fit semblant de ne pas comprendre, j'étais encore couché dans mon lit et j'eus le réflexe de dissimuler la tefilah (le rituel de prières) qui se trouvait là sous un gros dictionnaire latin. Les SS quittèrent alors le logis. Toute la journée se passa dans l'angoisse, dans l'attente de mon père. Enfin, vers cinq heures, il revint et nous raconta ce qui s'était passé : sorti de chez nous, il s'était fait arrêter par les Allemands qui avaient encerclé Gramat à la recherche de maquisards ; tous les hommes de la petite ville se firent contrôler les papiers. Mon père disposait d'une "vraie-fausse carte d'identité "avec son véritable nom mais sans le tampon "JUIF", avec sa date de naissance et son lieu de naissance à savoir Hegenheim (Haut-Rhin) ; ceci aurait pu être une indication, qu'il était juif, car les Alsaciens goys avaient été rapatriés en Alsace dès juin1940. Il y avait plusieurs files, mais mon père se dirigea vers l'officier qui lui parut le plus âgé, pensant qu'il aurai pitié de lui. Et miraculeusement, l'officier jeta un coup d'œil distrait sur sa carte d'identité, et mon père repartit librement, cependant qu'à un autre coin de la place, des Juifs qui avaient été raflés s'apprêtaient à partir pour leur dernier voyage .
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Je retournai au Lycée Fustel de Coulanges en classe de troisième, ce fut une année de transition . L'année suivante en seconde, on me menaça de redoublement à cause du latin et des mathématiques. Cette menace me galvanisa, je décidai de me présenter au bac comme étudiant libre en suivant des cours par correspondance : le résultat, c'est que je fus reçu à la session d'octobre. Je retournai au lycée qui, après maintes tergiversations, me laissa suivre les cours de la classe de philosophie. Le professeur principal de la classe était André Canivez (5), plus tard, mon collègue à la faculté de Strasbourg ; c'est lui qui me donna le goût de la philosophie, qu'il enseignait avec une inspiration bergsonienne. La classe état composé d'une trentaine d'élèves, dont trois jeunes filles. Il y avait dans ce nombre, neuf juifs parmi lesquels Ralf Malz, Guy Deutsch, ainsi que Lazare Jossot, Gilbert Roos (futur consul honoraire d'Israël à Strasbourg). Le (grand) rabbin Abraham Deutsch venait nous donner des cours de religion et avait obtenu que nous soyons dispensés de cours le Shabath.
Mes activités extra-scolaires étaient nombreuses. J'assistais une fois par semaine au cours de psychiatrie du professeur Gelma (6) qui présentait ses cas avec leur diagnostic. Je lisais énormément et fréquentais passablement les cinémas. Tout ceci sans compter mes activités au Merkaz, et aux E.I. : la troupe Cerf Beer était alors dirigée par le futur docteur Elie Weiler. entouré par ses adjoints Jean Kahn, qu'il est inutile de présenter et mon ami Pierre Kogan, ancien briviste (7). Le Shabath et autres jours de fête, les offices étaient dirigés par les voix entraînantes de Max Aron (8) et d'André Neher. En plus de Cerf Beer , il y avait la troupe du Becht qui comprenait d'autre amis, parmi lesquels Gérard Braun, Gérard Teller et Samy Kottek, tous futurs résidents de Jérusalem. Le Merkaz comprenait en son sein d'autres mouvements de jeunesse : Yeshouroun, Benei Aqiba , Dror, Hashomer Hatsaïr, c'était en somme, un microcosme du monde juif tout entier.
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Les deux années suivantes (1950-1952) furent consacrées à passer ma licence de philosophie. Nous étions une douzaine d'étudiants réunis autour d'une table recouverte de tissu vert comme un billard. Notre professeur de sociologie était Georges Duveau (11) notre "bon maître". Le titulaire de la chaire de philosophie générale était Georges Gusdorf (12) qui coexistait avec Paul Ricoeur, lequel enseignait l'histoire de la philosophie. Enfin, en psychologie nous avions comme enseignante, Juliette Favez-Boutonnier (13), par ailleurs psychanalyste et docteur en médecine.
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Ma licence passée, j'abordai mon diplôme d'Etudes supérieures de philosophie, l'équivalent aujourd'hui de la maîtrise. Je choisis comme sujet : La signification de l'histoire chez Judah Halevy (14) que je préparais avec André Neher et Paul Ricoeur, et que je passai en 1954. Cette année là, je me fiançai avec Nicole Hirsch, et nous nous mariâmes en 1956. Je passai les deux années suivantes à Paris, à la Cité Universitaire, très exactement à la Fondation Deutsch de la Meurthe, où j'ai rencontré pour la première fois mon ami Claude Ehrlich (15) tandis que je passais mes shabbatoth à Orsay, où je fis la connaissance d’Henri Atlan (16), d’Armand Lévy (17), professeur de physique, et surtout de Léon Ashkenazi (Manitou). C’est à Orsay, où Manitou avait succédé à Robert Gamzon à la direction de l’École Gilbert Bloch, créée par les E.I. pour former des cadres pour le mouvement et, au-delà,
pour la communauté toute entière, que je l’ai rencontré pour la première
fois.
Que pouvait ressentir un jeune E.I. monté de sa province et qui ne se croyait pas complètement ignare en franchissant le seuil du 32 avenue Saint-Laurent ? La réponse est simple : un éblouissement et un étonnement. Éblouissement devant la beauté du lieu, une manière de gentilhommière entourée d’un grand parc, étonnement devant ce qui se passait lorsque l’on pénétrait dans la maison.
L’impression d’ensemble que l’on avait, lorsqu’on y débarquait en invité, la veille d’un Shabath ou d’un jour de fête, était celle d’une ruche bourdonnante dans laquelle circulaient quantités de gens, garçons et filles, se saluant joyeusement et en quête du sac de couchage, du lit de camp et du lieu où l’on passerait la nuit. À peine avait-on le temps de se changer que sonnait l’heure de qabbalath shabbath (18). Tout le monde descendait alors pour l’office du vendredi soir. C’est là que j’entendis pour la première fois de ma vie un office de shabbath de tradition séfarade, où véritablement tous les présents participaient activement à l’office. À travers les chants de cette prière, c’était comme si tout le judaïsme d’Afrique du Nord s’était donné à moi en un seul instant. La première découverte que je fis de Manitou, avant toute autre, fut celle-là.
J’écrivais alors dans Targoum (19) et militais activement à l’Union des Étudiants Juifs de France, dont j’étais devenu le vice-président parisien.
Après mon échec aux concours, et mon mariage, j'allai à Grenoble où l’orsayen Michel Prince (20) m'avait trouvé un poste de directeur du Talmud Torah de la communauté. Au bout de l'année, m’étant promis de ne plus jamais travailler pour les Juifs, je quittai ce poste pour entrer dans la fonction publique comme adjoint d'enseignement au Lycée de Bischwiller. Au bout de quatre mois, je remplaçai la professeur de lettres en congé, pour cause de grossesse.
Je partis ensuite au Maroc pour devenir professeur de Lettres au Collège Abd El Moumen à Oujda qui est la capitale du Maroc Oriental. Nous y sommes arrivés à l’occasion de Lag ba-‘Omer, qui, à la différence de nos habitudes alsaciennes, était célébré en grande pompe. J'y retrouvais le pasteur Atgé et son épouse, que j'avais côtoyés en licence de philosophie à Strasbourg. Avec des professeurs algériens, agrégés de mathématiques, nous avons organisé un cercle d'études judéo-christiano-musulman autour de la figure d'Abraham. Plus tard , nous avons appris que lesdits professeurs étaient des chefs de la Wilaya 6 (FLN) qui combattaient l'armée française en Algérie.
Nous avons été accueillis par la communauté juive à bras ouverts. Mon épouse n'était arrivée qu'un mois après la rentrée, ayant accouché de notre premier fils. Toutes nos affaires se trouvaient bloquées à Oran à la suite d'un naufrage, et une famille de commerçants à Oujda, les Bensoussan nous recueillit généreusement pendant un mois avec un vrai sens de l’hospitalité. J'était parvenu chez eux par leur gendre Jean-Paul Amoyelle (21), future personnalité de 'Otser haTorah et directeur de l’École Aquiba à Strasbourg : en allant prier à la petite synagogue algérienne de la ville, j'avais fait sa connaissance grâce au Sefat Emet qu'il était en train de lire. Oujda avait encore deux synagogues : une grande synagogue marocaine et une belle petite shule espagnole fondée par d'anciens tangérois où je me rendais pour l'office de min'ha, le Shabath après-midi . À la communauté d’Oujda qui nous a permis de faire connaissance avec le judaïsme séfarade, je donnais ma contribution sous forme de conférences au DEJJ (Département éducatif de la jeunesse juive) local, et d’un cercle d’études qui se réunissait chez nous, 14 rue de Taforalt pour lire le Maharal. J’avais découvert sa pensée à Oran où nous étions allés pour la fête de Rosh haShana de 1958 afin de récupérer nos affaires. Nous y avons passé Shabat Shuvah dans la maison de la famille de Léon Ashkenazi, boulevard des 2e Zouaves, en
compagnie de David Ashkenazi, alors professeur d’anglais. C’est dans leur bibliothèque que je tombai sur un livre du Maharal de Prague.
Je passai l'écrit du CAPES de philosophie l'année suivante, à Casablanca où j'avais retrouvé la famille Fraenkel (mon cousin André Fraenkel était à ce moment là délégué du Joint au Maroc), et ensuite l'oral à Paris où je me souviens d'avoir expliqué un paragraphe du Discours de Métaphysique de Leibnitz . A la suite de quoi nous avons décidé, Nicole et moi-même de revenir dans notre chère Alsace, où je passais l'année au Centre Pédagogique Régional de Strasbourg.
En octobre 1961, je fus nommé professeur certifié de Philosophie au Lycée de Saint-Avold (Moselle). J'y côtoyais mon ami le professeur Freddy Raphaël, alors enseignant d'anglais. C'était assez dur pour nous de faire le trajet Saint Avold -Strasbourg et d'y transporter nos gamelles jusqu'au vendredi. En1962, je fus nommé au Lycée de Sélestat, ce qui me mettait à une demi-heure de Strasbourg. J'y suis resté jusqu'en 196. J'ai fréquenté à cette époque le séminaire du Professeur Louis Bourgey, grand spécialiste d'Hippocrate et qui a a publié Les Stoïciens dans la collection de la Pléiade.
En 1967, le Lycée Kléber à Strasbourg m'ouvrit ses portes. J'y enseignai la philosophie avec mes anciens conseillers pédagogiques de l’agrégation : Baas et Rontchewski qui, malgré son nom, n’était pas juif mais bien un "ami des Juifs".
J'ai décidé alors de préparer une thèse de troisième cycle avec André Neher. Le sujet choisi fut : La signification du Livre d'Esther dans la Pensée rabbinique. Mon jury présidé par André Neher, comprenait L. Bourgey, et le Doyen Marcel Simon (22), éminent historien du judaïsme antique et des débuts du christianisme.
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Lors d’une visite dans la vielle ville de Jérusalem j’avais déniché chez le libraire Ben-Arza un exemplaire de la ‘Avodat ha-Qodesh de Meïr Ibn Gabbay. Je choisis comme sujet de thèse : Meïr Ibn Gabbay . Le discours de la Kabbale Espagnole. La soutenance eut lieu le 2 Juin 1977 dans la salle Liard de la Sorbonne. Le jury
comprenait le professeur Vajda, Colette Caillat (1921-2007), spécialiste éminente du janaïsme, Haïm Zafrani (1922-2004), ainsi que mon vieil ami Gérard Weil (24). J’avais connu ce dernier à Strasbourg en 1945 à la Libération. Il faisait partie des mouvements de jeunesse qui avaient occupé La Gallia, où il assurait une permanence au nom des EI. En septembre 1945, je fis avec lui le camp de Chambon-sur-Lignon où nous avons
connu Jacob Gordin (25).
A la suite de l'alyah d'André Neher à Jérusalem, je fus élu par l'Université de Strasbourg II pour lui succéder en 1976. J'y restai jusqu'en 1991, date à laquelle la Sorbonne (Paris IV) créa pour moi une chaire de Langue et de Civilisation hébraïques que j'ai occupée jusqu'en 1996. Mon successeur sera Paul Fenton, qui m’avait succédé auparavant comme professeur d’hébreu à l’Université de Strasbourg. Ces années là, j'ai aussi présidé les jurys de l'agrégation et du CAPES d'Hébreu. Autre occupation, je faisais aussi partie de la quinzième section (Langues diverses) du Conseil national des Universités. J'ai retrouvé Paul Ricoeur à la section philosophie de la Commission Nationale du Livre qui présidait alors la section philosophie.
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En 1996, j’ai pris une retraite anticipée cette année-là et l'on m'a accordé le titre de Professeur émérite de la Sorbonne. Je continue à donner régulièrement des séminaires à l'institut Martin Buber de l'Université Libre de Bruxelles dont je suis professeur associé.
En 1990, j'ai reçu le diplôme de 'Haver des mains du grand rabbin René Gutman et du rabbin Alain Weill, à la Synagogue du Mercaz à Strasbourg.
Nous avons fait notre alyah en 2001 à Jérusalem et y vivons heureux, entourés de nos enfants (Rachel, Daniel, Sammy, Judith et Anne), petit enfants et arrière petits-enfants, amis anciens et nouveaux.
Mon occupation essentielle est la fréquentation de la bibliothèque Gershom Sholem, située dans la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Jérusalem à Givat Ram. C'est non seulement un lieu où sont rassemblé toutes les sources, documents et livres concernant la mystique juive mais aussi endroit d'échanges féconds entre chercheurs du mondes entier.
J'anime des cercles d'études sur la Kabale.
Pour ne pas trop nous encroûter ici, nous avons voyagé à l'étranger : USA et Russie, ce qui est toujours enrichissant. Espérons que Dieu nous accordera encore de nombreux jours à vivre dans la paix de Jérusalem.
Roland Goetschel a quitté ce monde le 9 mars 2025 (9 adar 5785) à Jérusalem.
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