Marc BLOCH
1886 - 1944
L'Université des Sciences Humaines de Strasbourg est devenue l'Université Marc Bloch (30 octobre 1998)
Pendant dix-sept ans, de 1919 à 1936, Marc Bloch a enseigné à l'Université de Strasbourg. Il fut nommé titulaire de la chaire d'Histoire du moyen-âge en 1927.
Marc Bloch est né à Lyon le 6 juillet 1886. Son père, Gustave Bloch, était professeur d'histoire et d'antiquités gréco-romaines à la Faculté des Lettres de cette ville. Il appartenait à une famille juive établie en Alsace déjà au 18ème siècle.
Mobilisé comme sergent d'infanterie en 1914, Marc Bloch fut cité quatre fois à l'ordre de l'armée. Devenu capitaine, il reçut la croix de guerre.
En 1919, il épousé Simone Vidal. De leur union naquirent six enfants.
A partir de 1919, il enseigna l'Histoire du moyen-âge à l'Université de Strasbourg.
Avec son ami Lucien Febvre, il fonda en 1929 les Annales d'Histoire économique et sociale. Marc Bloch est à l'origine d'une renaissance de la discipline historique en France. Il l'a ouverte aux méthodes des sciences sociales, favorisant la promotion de l'étude des mentalités, de l'anthropologie, des phénomènes de société et des données économiques.
Ses nombreux ouvrages ont jeté une lumière inédite sur l'histoire médiévale, notamment : Les caractères originaux de l'histoire rurale française (1931), et les deux volumes de La société féodale (1939 - 1940).
Résistant de la première heure, Marc Bloch devint en 1943 membre de la direction régionale des M.U.R. (Mouvements Unis de la Résistance) à Lyon. Arrêté le 8 mars 1943 et torturé par la Gestapo, il fut abattu le 16 juin à Saint Didier de Formans (Ain), non loin de Lyon.
En 1946 fut publié un manuscrit qu'il avait rédigé en été 1940, sous le titre L'étrange défaite, témoignage implacable sur l'effondrement de la Troisième République.
Il y a quelques années, l'Université de Lyon a refusé de se donner le nom de Marc Bloch. Désormais, c'est au fronton de l'Université de Strasbourg que l'on lira nom "Université Marc Bloch".
Marc Bloch, l'historien, le citoyen, le résistant
Revue des Sciences Sociales de l'Est, année 1999 26 pp. 10-13
Cet article est reproduit avec l'aimable autorisation des auteurs
Anny BLOCH, s'entretient avec Freddy RAPHAËL, à propos du nom donné à l'Université des Sciences Humaines de Strasbourg, Université Marc Bloch, le 30 octobre 1998. Chercheur et universitaire, il leur a paru nécessaire d'éclairer le débat autour de ce choix.
- Anny Bloch :
- Le 30 octobre 1998, le Conseil d'administration de l'Université des Sciences Humaines choisit à l'unanimité moins une voix et une abstention, le nom de Marc Bloch pour cette institution. C'est un travail de longue haleine. Pouvez-vous nous en donner les principales étapes ?
- Freddy Raphaël :
- Je voudrais réagir tout de suite. C'est un résultat qui constitue pour moi une divine surprise. Je n'en espérais pas tant. Je suis très agréablement surpris par cette très large unanimité qui s'est dégagée autour de Marc Bloch alors qu'au préalable, il y a eu deux échecs cuisants. Par deux fois, cette université a refusé de prendre le nom de Marc Bloch. Il y avait eu une commission ad hoc qui a travaillé deux années durant. A partir d'un premier choix de 48 noms, elle en avait retenu finalement quatre parmi lesquels, Gutenberg, Schweitzer, Marc Bloch... D'habitude quand il y a une commission ad hoc, le conseil d'administration entérine ce long travail préalable. La première fois, l'échec est apparu comme du désintérêt, de la non-information ; la seconde fois, ce qui avait été interprété comme du désintérêt ne pouvait plus être considéré comme tel. Entre temps nous avions reçu dans nos casiers un tract qui avançait les raisons d'un refus, motivait des choix et appelait au refus renouvelé.
- Anny Bloch :
- Christian de Montlibert dans l'ouvrage Marc Bloch, l'historien et la cité publié par la Ville de Strasbourg et les Presses Universitaires écrit : "Nommer, c'est contribuer à faire le monde, choisir le nom de Marc Bloch ne pouvait que susciter des conflits".
- Freddy Raphaël :
- J'estime que mon collègue a plus que raison. Le nom engage et signifie que nous nous inscrivons dans une filiation. Je ne pensais pas qu'il pouvait y avoir une discussion possible sur les orientations données par un tel nom.
Or le tract indiquait un quadruple refus qui me paraissait extrêmement dur à recevoir : le premier refus se fondait sur le culte de l'Alsace "authentique" ; ce n'est pas un "authentique" alsacien. Il s'agit là d'une captation abusive de ce que peut être l'Alsace et d'une désignation abusive de ses porte-parole. Dans cette optique, Marc Bloch parce que juif était disqualifié. Le deuxième argument s'appuyait sur la prononciation des quatre lettres : Université Marc Bloch devenait UMB jouant sur les connotations du terme Lump. En alsacien, cela renvoie à Lumpesvolk, des "gens de sacs et de noeuds", des "gens de rien", des chiffonniers. Lump renvoyait aussi au colporteur juif qui ramassait les chiffons en criant "Lumpe, alt I : sse" ("vieux métaux ! vieux chiffons"). Ce terme pouvait également évoquer le terme de Lumpenproletariat de Marx, cette armée de réserve du prolétariat que l'on considérait avec beaucoup de dédain. Le troisième argument avancé était que l'on ne devait pas faire le jeu des socialistes notamment du recteur Deyon et de Catherine Trautman, maire de Strasbourg. Cette assertion s'inscrivait dans une conception réactionnaire mettant en cause les avancées socialistes. Le dernier argument enfin était le suivant : que vont penser nos amis allemands au moment de la construction de l'Europe, si nous choisissons un juif républicain mort en tant que résistant ? Cela paraissait comme une injure faite à l'Allemagne.
Or, il y a eu des réactions de l'Allemagne à la suite du deuxième vote mais dans un sens tout à fait contraire. Un certain nombre d'Allemands n'ont absolument pas compris pourquoi l'université de Strasbourg récusait ce nom et ils se sont indignés.
- Anny Bloch :
- Pourquoi ce type de tract vous a-t-il étonné dans la mesure où vous savez qu'il y a des courants antisémites profonds dans cette région, courants que vous avez vous-même étudiés ?
- Freddy Raphaël :
- Ce tract m'a étonné à plusieurs titres. D'abord, je ne pensais pas que le courant d'un régionalisme fermé sur lui-même, combatif, replié sur le "mythe alsacien", je ne pensais pas que ce courant-là pouvait trouver des appuis au sein de l'université. Deuxième étonnement. Bien sûr, je ne suis pas angélique et je sais que l'antisémitisme peut être un enjeu et travailler la société alsacienne. Mais, je croyais (en me revendiquant de Marc Bloch et de Maurice Blanchot), que la formation que nous assurons à l'université et que nous transmettons à nos étudiants, était précisément porteuse de tout ce qui peut remettre en cause un particularisme réducteur, minorant l'autre, le racisme, les préjugés, l'essentialisme. Je ne pensais que pas que de tels stéréotypes enfermant un individu dans une "nature" disqualifiante pouvaient être partagés par ce milieu universitaire ou y trouver une expression.
Je pèse mes mots : je ne sais pas si les gens qui ont voté contre Marc Bloch ou qui se sont abstenus (ce qui était un vote négatif) partagent une telle idéologie. Il y a aussi cette immense lâcheté. Personne, parmi ceux qui ont voté contre Marc Bloch ou qui se sont abstenus, ne s'est déclaré jusqu'à aujourd'hui. Je ne pensais pas que la "paranoïa" d'une Alsace toujours malmenée, toujours sacrifiée soit encore un mythe aussi porteur à l'heure actuelle.
- Anny Bloch :
- Vous avez travaillé la figure de Marc Bloch, son parcours, son rayonnement. Qu'est-ce que vous pouvez dire pour les personnes qui connaissent mal ce scientifique ? Quels sont ses traits qui vous ont fait choisir ce personnage ?
- Freddy Raphaël :
- Je n'ai pas fait partie de la commission qui s'est prononcée pour le nom de Marc Bloch. Pourquoi ce choix s'est- il imposé en fin de course ?
C'est un historien qui a révolutionné avec Lucien Febvre, l'historiographie française dans sa manière d'aborder et de faire l'histoire. Cet homme, qui est de descendance juive alsacienne, mais qui n'est pas né en Alsace, et dont le grand-père était responsable d'une école juive de Fegersheim, a été imprégné d'un patriotisme indéfectible tourné vers la France et d'une adhésion aux valeurs de la République. Ce sont des traits significatifs du judaïsme français du XIXe siècle, d'origine alsacienne notamment. Marc Bloch a fait un cheminement intellectuel extraordinaire. Il a compris très rapidement que faire de l'histoire, faire des sciences humaines avant la guerre de 14, cela signifiait se situer dans une perspective européenne. Au-delà d'un comparatisme superficiel, il a su, en ouvrant les études françaises sur le champ européen - en s'armant d'une connaissance extraordinaire des cultures autres -, désenclaver l'histoire française et l'amarrer aux bouleversements qu'a connus l'histoire de l'Europe. Il y avait là une visée et une démarche tout à fait remarquables pour l'époque alors que le terme "européen" est devenu aujourd'hui incantatoire.
Je voudrais ajouter que cet homme a été formé en grande partie en Allemagne et qu'il n'a cessé d'entretenir des liens avec des universitaires allemands y compris au moment de la montée du nazisme. Il a refusé de diaboliser l'Allemagne. Il y a une Allemagne avec laquelle il n'a cessé de dialoguer, il y en a une autre qu'il n'a cessé de combattre. Un tel engagement lucide et exigeant nous concerne tous aujourd'hui.
- Anny Bloch :
- Marc Bloch est venu passer seize ans à Strasbourg de 1920 à 1936, y a enseigné durant tout ce temps. Une grande partie de son œuvre y a été forgée.
- Freddy Raphaël :
© Coll. famille Marc Bloch
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Il y est venu après la guerre de 1918 après avoir été un combattant exemplaire. Il en est sorti avec la croix de guerre, pour services rendus au combat. Ce n'était pas un homme planqué de l'arrière. Il n'a jamais été un pacifiste lorsqu'il s'agissait de défendre les valeurs essentielles. Il pensait que par rapport à l'idéal de la République et des droits de l'homme, on ne pouvait pas adopter une attitude neutre, on ne pouvait pas transiger sur l'essentiel. Il est venu à Strasbourg avec toute une cohorte de professeurs, appelés pour reconstruire l'université française et lui donner une âme. Cet homme a été présent dans l'université d'une manière extrêmement féconde avec sa porte ouverte. Relativement timide, il ne savait pas se livrer dans les relations qu'il entretenait avec les étudiants. Il a animé un séminaire du samedi matin où se retrouvaient des représentants de différentes disciplines, historiens, sociologues, philosophes, géographes, psychologues, juristes. Halbwachs, Blondel, et bien sûr Lucien Febvre étaient présents. Ces réunions-là constituaient un temps fort d'échange dans l'université. Toute cette génération d'enseignants venait pour redonner une dynamique à l'université et pour s'inscrire dans l'Alsace de l'entre deux guerres.
- Anny Bloch :
- Malgré le talent et l'ouverture d'esprit de ces enseignants, cette entreprise a échoué...
- Freddy Raphaël :
- Elle a échoué, y compris lorsque Marc Bloch et d'autres ont voulu promouvoir une université populaire, s'adressant aux couches sociales pour qui l'université était étrangère. Ces professeurs n'ont pas été acceptés. A l'heure actuelle, il est commode de dire que ces enseignants venaient avec une culture française et n'ont pas fait l'effort de connaître la culture autochtone ; c'est tout à fait inexact. Si ces intellectuels ont échoué, et en particulier Marc Bloch, c'est qu'ils se sont heurtés, au sein de l'université à cette époque, à un antisémitisme de plus en plus affirmé. Un des points culminants de celui-ci fut, après le départ de Marc Bloch, la visite de Madame Brunschwicg, secrétaire d'État à l'éducation nationale et le chahut organisé par des étudiants autonomisants, antirépublicains pour l'empêcher de parler aux cris de : "Mort aux juifs. Hors de France..."
Cette génération-là n'a pas réussi à prendre la place qui aurait dû être la sienne dans l'espace culturel alsacien.
- Anny Bloch :
- Mais pour autant son rayonnement a été immense puisque Marc Bloch a fondé avec Lucien Febvre les Annales en 1929 à Strasbourg. Cette revue a complètement modifié la façon d'appréhender l'histoire jusqu'à maintenant.
- Freddy Raphaël :
- Absolument. C'est la première fois que s'est inscrite volontairement une histoire de la longue durée, une histoire des mentalités qui s'efforce d'articuler les représentations des hommes sur leurs conditions matérielles, sur leurs conditions d'existence. Elle refuse à la fois l'approche marxiste, qui consistait à dire au fond que les représentations, les options, les idéologies ne sont que le reflet d'une situation objective de classe, et en même temps une étude des sensibilités qui serait détachée du milieu de vie dans lequel se débattaient les individus.
Deuxième apport décisif sous l'impulsion de Marc Bloch : on ne peut entreprendre une étude historique sans avoir recours à la sociologie, à l'économie, à la géographie. L'approche historique est nécessairement interdisciplinaire. Il a fait tomber les frontières corporatistes pour articuler les différents points de vue à partir desquels on approche une réalité sociale dans sa dynamique.
C'est avec cet esprit-là, qu'il envisage au cœur de la nuit de la France occupée, la réforme de l'enseignement nécessaire pour restaurer l'armature intellectuelle du pays.
- Anny Bloch :
- Vous avez fait allusion à ces juifs français, patriotes au plus haut point, ceux que Pierre Birnbaum a appelés "Les fous de la République." Marc Bloch faisait partie de ces juifs patriotes, laïcs, non religieux. Est-ce qu'il a eu des relations avec la communauté juive de l'époque ? Où se situait son judaïsme ?
- Freddy Raphaël :
- Je ne sais pas s'il a eu des relations institutionnelles. Par contre, je me permets de remettre en cause la dichotomie que vous introduisez. Il convient de ne pas opposer laïc et religieux. Marc Bloch est très représentatif du "franco-judaïsme". Ce qui paraît significatif de ce courant, ce sont tous ces étudiants de l'école rabbinique de Paris, presque exclusivement des juifs alsaciens qui suivaient en même temps les cours à la Sorbonne. Ces derniers avaient une solide formation religieuse mais nombre d'entre eux abandonnèrent en cours de route pour devenir des spécialistes d'études indiennes, araméennes ou encore préfet de police.
- Anny Bloch :
- Vous pensez à qui ?
- Freddy Raphaël :
- A. I. Lévy, aux frères Darmesteter . Je ne me souviens pas du nom du préfet de police... Ces érudits ont renoncé à l'engagement religieux mais traduisent les valeurs juives en idéaux républicains. Il y eut une rencontre heureuse entre le judaïsme et les valeurs républicaines, les valeurs des droits de l'homme. Ils prirent en charge les problèmes sociaux issus de l'industrialisation de la France. Ces savants surent élaborer une traduction des normes éthiques dans la modernité. Pour eux, il y eut transposition et non point rupture. Ce mouvement parti de la France a essaimé dans l'univers : l'Alliance israélite universelle a pris en charge les victimes du racisme et de la misère dans les pays du tiers-monde de l'époque : de l'Afrique du Nord jusqu'en Iran. Ils ont maintenu une solidarité juive et l'ont étendue aux autres victimes.
Ce cheminement pour Marc Bloch allait de soi.
Deux temps forts en apportent la preuve.
D'abord son engagement dans la Résistance en tant que républicain, citoyen français se battant pour les idéaux de son pays. Il n'a pas rejoint un maquis juif. Tout comme Politzer et Georges Friedmann, il s'est battu en tant que français. Il a assumé son enseignement en totale adéquation avec les valeurs républicaines. C'est en tant que patriote, juif de surcroît, que Bloch combattit le nazisme.
Un deuxième témoignage significatif est le texte de son Testament qui constitue un message très fort puisqu'envisageant ce qui pouvait lui arriver, sa mort au combat, il écrit honnêtement :
"je n'ai pas repris les rites et les pratiques de mes pères, et je ne puis me rallier à cette tradition ; par contre au moment où les juifs sont traqués, je me solidarise avec les victimes et je revendique mon judaïsme parce qu'il devient le signe même de la victime".
Il évoque ensuite le message des prophètes en disant qu'il revendique ce message que juifs et chrétiens ont répandu dans le monde, qui demeure, dans ces temps sombres, une référence essentielle. Il renoue avec une exigence, celle des textes prophétiques tout en maintenant ses distances avec une religion institutionnalisée.
- Anny Bloch :
- En 1994, l'on assiste à un refus d'une majorité du conseil d'administration de donner le nom de Marc Bloch à l'Université des Sciences Humaines. En 1998, l'on obtient la presque totale unanimité. Comment interprétez-vous ce changement ?
- Freddy Raphaël :
J'ai beaucoup de mal. Il y a un homme en tout cas auquel je voudrais rendre hommage, c'est à notre actuel président Daniel Payot. Son engagement a précédé son élection. Il en a fait l'un des objectifs de sa présidence et il n'a cessé d'expliquer pourquoi ce nom nous engageait, pourquoi une ouverture sur l'Europe sans haine de l'Allemagne, sans haine de quiconque, était essentielle. Il a dit la rigueur de Marc Bloch, sa vision pluridisciplinaire, sa conviction qu'un enseignant de l'université était aussi un homme de la cité. Ce travail effectué de façon inlassable a porté.
Je suis heureux, étonné. Vous m'auriez demandé un pronostic, je me serais tout à fait trompé. En ce qui concerne les représentants étudiants, nombre d'entre eux ont voté contre Marc Bloch lors de la première élection. Au départ, il s'agissait de voter contre un juif. Je leur ai fait comprendre à l'époque que c'était contre eux-mêmes qu'ils votaient. Ce travail de formation avec les étudiants a peut-être aussi porté.
- Anny Bloch :
- Nous prenons acte d'un certain bonheur. Mais c'est aussi une charge, une responsabilité de porter ce nom.
- Freddy Raphaël :
- L'Université de Strasbourg est tout à fait capable d'honorer ce nom. Il y a assez de potentiel dans notre maison. Du travail se poursuit depuis des années déjà qui va entièrement dans ce sens. Et si le président est décidé à nous entraîner plus loin dans cette direction-là, nous saurons tout à fait persévérer. Il faut dire que le répondant est là. Nous avons eu immédiatement des lettres de nos collègues allemands pour dire leur bonheur que le nom de Marc Bloch ait été donné à l'université. Il y a eu un article dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung pour dire "enfin !..."
Tout cela me paraît de très bon augure quant à ce que nous pourrons faire ensemble.
Je pense que l'Université de Strasbourg est bien embarquée et qu'elle saura maintenir le cap. Il importe que cette direction exigeante et engagée soit maintenue.
Propos recueillis par Anny Bloch
